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- 4 juillet 2022 |
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A contrario, il faut indiquer dans l’annexe, dans quelles lignes du bilan ont Ă©tĂ© inclus les droits d’utilisation et la dette de location. La particularitĂ© de la norme IFRS 16 est d’imposer que cet ensemble d’informations figurent dans une note dĂ©diĂ©e de l’annexe ou une section spĂ©ciale des Ă©tats financiers.
IFRS 16 et bailleur
Peu d’innovation de ce côté. Le mode de comptabilisation des locations prévu pour le bailleur est le même que celui figurant dans la norme actuelle IAS 17.
Cela implique donc de classer les locations entre :
- â—Ź les locations simples
- â—Ź les locations financement.
Pour le bailleur :
Les locations financement sont Ă l’origine de crĂ©ances financières sur le preneur qui, une fois inscrites au bilan initialement, sont comptabilisĂ©es selon des modalitĂ©s de IAS 39 sur les instruments financiers.
S’il s’agit d’une location simple, l’actif louĂ© est pour le bailleur une immobilisation corporelle.
Discussion de la norme IFRS 16
La norme fait disparaître de facto la distinction entre les contrats de location financière et de location opérationnelle car ils correspondent à des réalités économiques différentes.
Le risque Ă©conomique est transfĂ©rĂ© au preneur, alors qu’il continue Ă ĂŞtre portĂ© par le bailleur dans le second cas. De plus, les entreprises ne doivent pas fournir en annexe les engagements de location financière permettant de faire des retraitements.Â
Cette disparition bouleverse la lecture du compte de résultat et du tableau de flux de trésorerie car la charge de loyer est remplacée par un amortissement et des frais financiers. In fine, IFRS 16 rend la comparaison avec les comptes en normes américaines plus difficile voire impossible, car ces normes continuent de distinguer les deux types de location.
Il n’y a donc plus de distinguo entre locations simples et les locations financement pour le preneur.
Les exceptions au principe
La norme IFRS 16 connaît néanmoins, deux exceptions notoires pour :
- les contrats d’une durĂ©e infĂ©rieure ou Ă©gale Ă un anÂ
- les locations d’actifs de faible valeur
La définition du contrat de location
La nouvelle définition des locations implique :
Pour que l’actif soit identifiĂ©, il faut qu’il soit explicitement dĂ©signĂ© par le contrat. En outre, le fournisseur ne dispose pas d’un droit de substitution rĂ©el sur cet actif.
Le contrĂ´le du droit d’utilisation est reconnu au preneur lorsque celui-ci peut bĂ©nĂ©ficier de la quasi-totalitĂ© des avantages procurĂ©s par l’actif pendant la durĂ©e de la location et qu’il peut en outre, choisir l’objectif de l’utilisation de celui-ci.
L’Ă©valuation de la dette de loyers par le preneur
Évaluation initiale
La dette liĂ©e Ă une location Ă©quivaut Ă la somme des loyers fixes restant Ă effectuer depuis le dĂ©but du contrat jusqu’Ă son terme. En outre, le taux d’actualisation est le taux implicite de la location si le preneur le connaĂ®t. Sinon, le preneur utilise son taux d’endettement marginal.
Toutefois, une des difficultĂ©s est de dĂ©terminer correctement la durĂ©e du contrat de location. Celle-ci est dĂ©finie par la durĂ©e pendant laquelle le contrat n’est pas rĂ©siliable, augmentĂ©e des pĂ©riodes optionnelles de prolongation de la location ou de non-rĂ©siliation anticipĂ©e de la location, lorsque le preneur est raisonnablement certain d’exercer l’option de renouvellement ou de ne pas exercer l’option de rĂ©siliation anticipĂ©e.
L’Ă©valuation du droit d’utilisation par le preneur
Le droit d’utilisation et la dette de location peuvent ĂŞtre prĂ©sentĂ©s sur des postes particuliers du bilan :
- â—Ź Ă l’actif
- â—Ź au passif.
A contrario, il faut indiquer dans l’annexe, dans quelles lignes du bilan ont Ă©tĂ© inclus les droits d’utilisation et la dette de location. La particularitĂ© de la norme IFRS 16 est d’imposer que cet ensemble d’informations figurent dans une note dĂ©diĂ©e de l’annexe ou une section spĂ©ciale des Ă©tats financiers.
IFRS 16 et bailleur
Peu d’innovation de ce côté. Le mode de comptabilisation des locations prévu pour le bailleur est le même que celui figurant dans la norme actuelle IAS 17.
Cela implique donc de classer les locations entre :
- â—Ź les locations simples
- â—Ź les locations financement.
Pour le bailleur :
Les locations financement sont Ă l’origine de crĂ©ances financières sur le preneur qui, une fois inscrites au bilan initialement, sont comptabilisĂ©es selon des modalitĂ©s de IAS 39 sur les instruments financiers.
S’il s’agit d’une location simple, l’actif louĂ© est pour le bailleur une immobilisation corporelle.
Discussion de la norme IFRS 16
La norme fait disparaître de facto la distinction entre les contrats de location financière et de location opérationnelle car ils correspondent à des réalités économiques différentes.
Le risque Ă©conomique est transfĂ©rĂ© au preneur, alors qu’il continue Ă ĂŞtre portĂ© par le bailleur dans le second cas. De plus, les entreprises ne doivent pas fournir en annexe les engagements de location financière permettant de faire des retraitements.Â
Cette disparition bouleverse la lecture du compte de résultat et du tableau de flux de trésorerie car la charge de loyer est remplacée par un amortissement et des frais financiers. In fine, IFRS 16 rend la comparaison avec les comptes en normes américaines plus difficile voire impossible, car ces normes continuent de distinguer les deux types de location.
Il n’y a donc plus de distinguo entre locations simples et les locations financement pour le preneur.
Les exceptions au principe
La norme IFRS 16 connaît néanmoins, deux exceptions notoires pour :
- les contrats d’une durĂ©e infĂ©rieure ou Ă©gale Ă un anÂ
- les locations d’actifs de faible valeur
La définition du contrat de location
La nouvelle définition des locations implique :
Pour que l’actif soit identifiĂ©, il faut qu’il soit explicitement dĂ©signĂ© par le contrat. En outre, le fournisseur ne dispose pas d’un droit de substitution rĂ©el sur cet actif.
Le contrĂ´le du droit d’utilisation est reconnu au preneur lorsque celui-ci peut bĂ©nĂ©ficier de la quasi-totalitĂ© des avantages procurĂ©s par l’actif pendant la durĂ©e de la location et qu’il peut en outre, choisir l’objectif de l’utilisation de celui-ci.
L’Ă©valuation de la dette de loyers par le preneur
Évaluation initiale
La dette liĂ©e Ă une location Ă©quivaut Ă la somme des loyers fixes restant Ă effectuer depuis le dĂ©but du contrat jusqu’Ă son terme. En outre, le taux d’actualisation est le taux implicite de la location si le preneur le connaĂ®t. Sinon, le preneur utilise son taux d’endettement marginal.
Toutefois, une des difficultĂ©s est de dĂ©terminer correctement la durĂ©e du contrat de location. Celle-ci est dĂ©finie par la durĂ©e pendant laquelle le contrat n’est pas rĂ©siliable, augmentĂ©e des pĂ©riodes optionnelles de prolongation de la location ou de non-rĂ©siliation anticipĂ©e de la location, lorsque le preneur est raisonnablement certain d’exercer l’option de renouvellement ou de ne pas exercer l’option de rĂ©siliation anticipĂ©e.
L’Ă©valuation du droit d’utilisation par le preneur
Le droit d’utilisation et la dette de location peuvent ĂŞtre prĂ©sentĂ©s sur des postes particuliers du bilan :
- â—Ź Ă l’actif
- â—Ź au passif.
A contrario, il faut indiquer dans l’annexe, dans quelles lignes du bilan ont Ă©tĂ© inclus les droits d’utilisation et la dette de location. La particularitĂ© de la norme IFRS 16 est d’imposer que cet ensemble d’informations figurent dans une note dĂ©diĂ©e de l’annexe ou une section spĂ©ciale des Ă©tats financiers.
IFRS 16 et bailleur
Peu d’innovation de ce côté. Le mode de comptabilisation des locations prévu pour le bailleur est le même que celui figurant dans la norme actuelle IAS 17.
Cela implique donc de classer les locations entre :
- â—Ź les locations simples
- â—Ź les locations financement.
Pour le bailleur :
Les locations financement sont Ă l’origine de crĂ©ances financières sur le preneur qui, une fois inscrites au bilan initialement, sont comptabilisĂ©es selon des modalitĂ©s de IAS 39 sur les instruments financiers.
S’il s’agit d’une location simple, l’actif louĂ© est pour le bailleur une immobilisation corporelle.
Discussion de la norme IFRS 16
La norme fait disparaître de facto la distinction entre les contrats de location financière et de location opérationnelle car ils correspondent à des réalités économiques différentes.
Le risque Ă©conomique est transfĂ©rĂ© au preneur, alors qu’il continue Ă ĂŞtre portĂ© par le bailleur dans le second cas. De plus, les entreprises ne doivent pas fournir en annexe les engagements de location financière permettant de faire des retraitements.Â
Cette disparition bouleverse la lecture du compte de résultat et du tableau de flux de trésorerie car la charge de loyer est remplacée par un amortissement et des frais financiers. In fine, IFRS 16 rend la comparaison avec les comptes en normes américaines plus difficile voire impossible, car ces normes continuent de distinguer les deux types de location.
- ● Les contrats de location-financement qui transfèrent au preneur la quasi-totalité des risques et avantages inhérents à la propriété d’un actif, le transfert de propriété pouvant intervenir ou non à la fin. Les locations-financements étaient, quant à elles, considérées comme un investissement financé par crédit.
- â—Ź Les contrats de location simple : c’est-Ă -dire tous les autres contrats de location. Ici, les loyers des contrats de location simple Ă©taient comptabilisĂ©s en charge opĂ©rationnelle, et les engagements n’étaient pas comptabilisĂ©s au bilan.
- â—Ź d’un droit d’user l’actif louĂ©, comptabilisĂ© Ă l’actif dans les immobilisations ;
- â—Ź d’une dette, au titre des loyers pendant la durĂ©e de la location.
- les contrats d’une durĂ©e infĂ©rieure ou Ă©gale Ă un anÂ
- les locations d’actifs de faible valeur
- ● Un actif clairement identifié
- â—Ź Le contrĂ´le par le preneur du droit d’utilisation sur cet actif.
Avec IFRS 16, la comptabilisation des locations a été modifiée car beaucoup d’entités avaient négocié l’augmentation des valeurs résiduelles pour qu’elles soient considérées comme des locations simples, ceci pour éviter de dégrader leurs ratios d’endettement.
Une révolution pour les preneurs
La norme IFRS 16 rend obligatoire la comptabilisation au bilan du preneur de tous les contrats de location, si ceux-ci sont Ă l’origine :
Il n’y a donc plus de distinguo entre locations simples et les locations financement pour le preneur.
Les exceptions au principe
La norme IFRS 16 connaît néanmoins, deux exceptions notoires pour :
La définition du contrat de location
La nouvelle définition des locations implique :
Pour que l’actif soit identifiĂ©, il faut qu’il soit explicitement dĂ©signĂ© par le contrat. En outre, le fournisseur ne dispose pas d’un droit de substitution rĂ©el sur cet actif.
Le contrĂ´le du droit d’utilisation est reconnu au preneur lorsque celui-ci peut bĂ©nĂ©ficier de la quasi-totalitĂ© des avantages procurĂ©s par l’actif pendant la durĂ©e de la location et qu’il peut en outre, choisir l’objectif de l’utilisation de celui-ci.
L’Ă©valuation de la dette de loyers par le preneur
Évaluation initiale
La dette liĂ©e Ă une location Ă©quivaut Ă la somme des loyers fixes restant Ă effectuer depuis le dĂ©but du contrat jusqu’Ă son terme. En outre, le taux d’actualisation est le taux implicite de la location si le preneur le connaĂ®t. Sinon, le preneur utilise son taux d’endettement marginal.
Toutefois, une des difficultĂ©s est de dĂ©terminer correctement la durĂ©e du contrat de location. Celle-ci est dĂ©finie par la durĂ©e pendant laquelle le contrat n’est pas rĂ©siliable, augmentĂ©e des pĂ©riodes optionnelles de prolongation de la location ou de non-rĂ©siliation anticipĂ©e de la location, lorsque le preneur est raisonnablement certain d’exercer l’option de renouvellement ou de ne pas exercer l’option de rĂ©siliation anticipĂ©e.
L’Ă©valuation du droit d’utilisation par le preneur
Le droit d’utilisation et la dette de location peuvent ĂŞtre prĂ©sentĂ©s sur des postes particuliers du bilan :
- â—Ź Ă l’actif
- â—Ź au passif.
A contrario, il faut indiquer dans l’annexe, dans quelles lignes du bilan ont Ă©tĂ© inclus les droits d’utilisation et la dette de location. La particularitĂ© de la norme IFRS 16 est d’imposer que cet ensemble d’informations figurent dans une note dĂ©diĂ©e de l’annexe ou une section spĂ©ciale des Ă©tats financiers.
IFRS 16 et bailleur
Peu d’innovation de ce côté. Le mode de comptabilisation des locations prévu pour le bailleur est le même que celui figurant dans la norme actuelle IAS 17.
Cela implique donc de classer les locations entre :
- â—Ź les locations simples
- â—Ź les locations financement.
Pour le bailleur :
Les locations financement sont Ă l’origine de crĂ©ances financières sur le preneur qui, une fois inscrites au bilan initialement, sont comptabilisĂ©es selon des modalitĂ©s de IAS 39 sur les instruments financiers.
S’il s’agit d’une location simple, l’actif louĂ© est pour le bailleur une immobilisation corporelle.
Discussion de la norme IFRS 16
La norme fait disparaître de facto la distinction entre les contrats de location financière et de location opérationnelle car ils correspondent à des réalités économiques différentes.
Le risque Ă©conomique est transfĂ©rĂ© au preneur, alors qu’il continue Ă ĂŞtre portĂ© par le bailleur dans le second cas. De plus, les entreprises ne doivent pas fournir en annexe les engagements de location financière permettant de faire des retraitements.Â
Cette disparition bouleverse la lecture du compte de résultat et du tableau de flux de trésorerie car la charge de loyer est remplacée par un amortissement et des frais financiers. In fine, IFRS 16 rend la comparaison avec les comptes en normes américaines plus difficile voire impossible, car ces normes continuent de distinguer les deux types de location.
- ● Les contrats de location-financement qui transfèrent au preneur la quasi-totalité des risques et avantages inhérents à la propriété d’un actif, le transfert de propriété pouvant intervenir ou non à la fin. Les locations-financements étaient, quant à elles, considérées comme un investissement financé par crédit.
- â—Ź Les contrats de location simple : c’est-Ă -dire tous les autres contrats de location. Ici, les loyers des contrats de location simple Ă©taient comptabilisĂ©s en charge opĂ©rationnelle, et les engagements n’étaient pas comptabilisĂ©s au bilan.
- â—Ź d’un droit d’user l’actif louĂ©, comptabilisĂ© Ă l’actif dans les immobilisations ;
- â—Ź d’une dette, au titre des loyers pendant la durĂ©e de la location.
- les contrats d’une durĂ©e infĂ©rieure ou Ă©gale Ă un anÂ
- les locations d’actifs de faible valeur
- ● Un actif clairement identifié
- â—Ź Le contrĂ´le par le preneur du droit d’utilisation sur cet actif.
Avec IFRS 16, la comptabilisation des locations a été modifiée car beaucoup d’entités avaient négocié l’augmentation des valeurs résiduelles pour qu’elles soient considérées comme des locations simples, ceci pour éviter de dégrader leurs ratios d’endettement.
Une révolution pour les preneurs
La norme IFRS 16 rend obligatoire la comptabilisation au bilan du preneur de tous les contrats de location, si ceux-ci sont Ă l’origine :
Il n’y a donc plus de distinguo entre locations simples et les locations financement pour le preneur.
Les exceptions au principe
La norme IFRS 16 connaît néanmoins, deux exceptions notoires pour :
La définition du contrat de location
La nouvelle définition des locations implique :
Pour que l’actif soit identifiĂ©, il faut qu’il soit explicitement dĂ©signĂ© par le contrat. En outre, le fournisseur ne dispose pas d’un droit de substitution rĂ©el sur cet actif.
Le contrĂ´le du droit d’utilisation est reconnu au preneur lorsque celui-ci peut bĂ©nĂ©ficier de la quasi-totalitĂ© des avantages procurĂ©s par l’actif pendant la durĂ©e de la location et qu’il peut en outre, choisir l’objectif de l’utilisation de celui-ci.
L’Ă©valuation de la dette de loyers par le preneur
Évaluation initiale
La dette liĂ©e Ă une location Ă©quivaut Ă la somme des loyers fixes restant Ă effectuer depuis le dĂ©but du contrat jusqu’Ă son terme. En outre, le taux d’actualisation est le taux implicite de la location si le preneur le connaĂ®t. Sinon, le preneur utilise son taux d’endettement marginal.
Toutefois, une des difficultĂ©s est de dĂ©terminer correctement la durĂ©e du contrat de location. Celle-ci est dĂ©finie par la durĂ©e pendant laquelle le contrat n’est pas rĂ©siliable, augmentĂ©e des pĂ©riodes optionnelles de prolongation de la location ou de non-rĂ©siliation anticipĂ©e de la location, lorsque le preneur est raisonnablement certain d’exercer l’option de renouvellement ou de ne pas exercer l’option de rĂ©siliation anticipĂ©e.
L’Ă©valuation du droit d’utilisation par le preneur
Le droit d’utilisation et la dette de location peuvent ĂŞtre prĂ©sentĂ©s sur des postes particuliers du bilan :
- â—Ź Ă l’actif
- â—Ź au passif.
A contrario, il faut indiquer dans l’annexe, dans quelles lignes du bilan ont Ă©tĂ© inclus les droits d’utilisation et la dette de location. La particularitĂ© de la norme IFRS 16 est d’imposer que cet ensemble d’informations figurent dans une note dĂ©diĂ©e de l’annexe ou une section spĂ©ciale des Ă©tats financiers.
IFRS 16 et bailleur
Peu d’innovation de ce côté. Le mode de comptabilisation des locations prévu pour le bailleur est le même que celui figurant dans la norme actuelle IAS 17.
Cela implique donc de classer les locations entre :
- â—Ź les locations simples
- â—Ź les locations financement.
Pour le bailleur :
Les locations financement sont Ă l’origine de crĂ©ances financières sur le preneur qui, une fois inscrites au bilan initialement, sont comptabilisĂ©es selon des modalitĂ©s de IAS 39 sur les instruments financiers.
S’il s’agit d’une location simple, l’actif louĂ© est pour le bailleur une immobilisation corporelle.
Discussion de la norme IFRS 16
La norme fait disparaître de facto la distinction entre les contrats de location financière et de location opérationnelle car ils correspondent à des réalités économiques différentes.
Le risque Ă©conomique est transfĂ©rĂ© au preneur, alors qu’il continue Ă ĂŞtre portĂ© par le bailleur dans le second cas. De plus, les entreprises ne doivent pas fournir en annexe les engagements de location financière permettant de faire des retraitements.Â
Cette disparition bouleverse la lecture du compte de résultat et du tableau de flux de trésorerie car la charge de loyer est remplacée par un amortissement et des frais financiers. In fine, IFRS 16 rend la comparaison avec les comptes en normes américaines plus difficile voire impossible, car ces normes continuent de distinguer les deux types de location.
La norme IFRS 16 est obligatoire depuis 2019. Cette nouvelle rĂ©glementation modifie radicalement l’analyse des documents financiers des entreprises en modifiant notamment le calcul de diffĂ©rents agrĂ©gats comme l’Ebitda et l’endettement. Ainsi, le leasing permet aux entreprises de disposer de biens immobiliers ou d’équipements, sans mobiliser de fonds consĂ©quents. Cela permet d’accroĂ®tre leur flexibilitĂ© en donnant la possibilitĂ© Ă celles-ci de faire d’autres investissements. Avec l’arrivĂ©e des normes IFRS 16, les locations sont comptabilisĂ©es dans les bilans et Ă©tats financiers des entreprises de manière tout Ă fait diffĂ©rente. Ceci rĂ©sulte de la nĂ©cessitĂ© d’obtenir plus de transparence dans la comptabilisation des modes de location.
De IAS 17 Ă IFRS 16
IFRS 16 succède à la norme IAS 17 depuis le 1er janvier 2019. À l’origine, IAS 17 distinguait :
- ● Les contrats de location-financement qui transfèrent au preneur la quasi-totalité des risques et avantages inhérents à la propriété d’un actif, le transfert de propriété pouvant intervenir ou non à la fin. Les locations-financements étaient, quant à elles, considérées comme un investissement financé par crédit.
- â—Ź Les contrats de location simple : c’est-Ă -dire tous les autres contrats de location. Ici, les loyers des contrats de location simple Ă©taient comptabilisĂ©s en charge opĂ©rationnelle, et les engagements n’étaient pas comptabilisĂ©s au bilan.
- â—Ź d’un droit d’user l’actif louĂ©, comptabilisĂ© Ă l’actif dans les immobilisations ;
- â—Ź d’une dette, au titre des loyers pendant la durĂ©e de la location.
- les contrats d’une durĂ©e infĂ©rieure ou Ă©gale Ă un anÂ
- les locations d’actifs de faible valeur
- ● Un actif clairement identifié
- â—Ź Le contrĂ´le par le preneur du droit d’utilisation sur cet actif.
Avec IFRS 16, la comptabilisation des locations a été modifiée car beaucoup d’entités avaient négocié l’augmentation des valeurs résiduelles pour qu’elles soient considérées comme des locations simples, ceci pour éviter de dégrader leurs ratios d’endettement.
Une révolution pour les preneurs
La norme IFRS 16 rend obligatoire la comptabilisation au bilan du preneur de tous les contrats de location, si ceux-ci sont Ă l’origine :
Il n’y a donc plus de distinguo entre locations simples et les locations financement pour le preneur.
Les exceptions au principe
La norme IFRS 16 connaît néanmoins, deux exceptions notoires pour :
La définition du contrat de location
La nouvelle définition des locations implique :
Pour que l’actif soit identifiĂ©, il faut qu’il soit explicitement dĂ©signĂ© par le contrat. En outre, le fournisseur ne dispose pas d’un droit de substitution rĂ©el sur cet actif.
Le contrĂ´le du droit d’utilisation est reconnu au preneur lorsque celui-ci peut bĂ©nĂ©ficier de la quasi-totalitĂ© des avantages procurĂ©s par l’actif pendant la durĂ©e de la location et qu’il peut en outre, choisir l’objectif de l’utilisation de celui-ci.
L’Ă©valuation de la dette de loyers par le preneur
Évaluation initiale
La dette liĂ©e Ă une location Ă©quivaut Ă la somme des loyers fixes restant Ă effectuer depuis le dĂ©but du contrat jusqu’Ă son terme. En outre, le taux d’actualisation est le taux implicite de la location si le preneur le connaĂ®t. Sinon, le preneur utilise son taux d’endettement marginal.
Toutefois, une des difficultĂ©s est de dĂ©terminer correctement la durĂ©e du contrat de location. Celle-ci est dĂ©finie par la durĂ©e pendant laquelle le contrat n’est pas rĂ©siliable, augmentĂ©e des pĂ©riodes optionnelles de prolongation de la location ou de non-rĂ©siliation anticipĂ©e de la location, lorsque le preneur est raisonnablement certain d’exercer l’option de renouvellement ou de ne pas exercer l’option de rĂ©siliation anticipĂ©e.
L’Ă©valuation du droit d’utilisation par le preneur
Le droit d’utilisation et la dette de location peuvent ĂŞtre prĂ©sentĂ©s sur des postes particuliers du bilan :
- â—Ź Ă l’actif
- â—Ź au passif.
A contrario, il faut indiquer dans l’annexe, dans quelles lignes du bilan ont Ă©tĂ© inclus les droits d’utilisation et la dette de location. La particularitĂ© de la norme IFRS 16 est d’imposer que cet ensemble d’informations figurent dans une note dĂ©diĂ©e de l’annexe ou une section spĂ©ciale des Ă©tats financiers.
IFRS 16 et bailleur
Peu d’innovation de ce côté. Le mode de comptabilisation des locations prévu pour le bailleur est le même que celui figurant dans la norme actuelle IAS 17.
Cela implique donc de classer les locations entre :
- â—Ź les locations simples
- â—Ź les locations financement.
Pour le bailleur :
Les locations financement sont Ă l’origine de crĂ©ances financières sur le preneur qui, une fois inscrites au bilan initialement, sont comptabilisĂ©es selon des modalitĂ©s de IAS 39 sur les instruments financiers.
S’il s’agit d’une location simple, l’actif louĂ© est pour le bailleur une immobilisation corporelle.
Discussion de la norme IFRS 16
La norme fait disparaître de facto la distinction entre les contrats de location financière et de location opérationnelle car ils correspondent à des réalités économiques différentes.
Le risque Ă©conomique est transfĂ©rĂ© au preneur, alors qu’il continue Ă ĂŞtre portĂ© par le bailleur dans le second cas. De plus, les entreprises ne doivent pas fournir en annexe les engagements de location financière permettant de faire des retraitements.Â
Cette disparition bouleverse la lecture du compte de résultat et du tableau de flux de trésorerie car la charge de loyer est remplacée par un amortissement et des frais financiers. In fine, IFRS 16 rend la comparaison avec les comptes en normes américaines plus difficile voire impossible, car ces normes continuent de distinguer les deux types de location.